Pilote.Media 🎧

Ma candidature pour 🚀 Pilote.Media

À ce stade, comment décris-tu ton projet ?

Qu’il soit petit ou grand, près de chez toi ou à l’étranger, ce projet peut en être seulement à ses balbutiements, juste à l’état d’idée. Prouve-nous que c’est important de s’y intéresser !

À ce stade ? Mmmh le terme le plus adéquat pour décrire mon projet actuellement, c’est… flou. Mais je compte bien m’armer de toute ma perspicacité pour éclaircir cette histoire avec toi (et pis je vais commencer par remettre mes lunettes).

Peut-être que si ce projet me paraît flou, c’est en fait parce qu’il s’accorde plutôt au pluriel. Trop de projets, trop d’idées en tête. On parle d’un projet de vie, en réalité. Je vais rassembler ici quelques pelotes d’idées et leur tisser un fil conducteur pour créer un patchwork cohérent, histoire que tu puisses suivre. Ready ?

Le plan, ce serait donc de créer yelo.studio (c’est un nom de code). Un studio pour écrire et raconter des histoires. Des histoires vraies, des histoires qui méritent être partagées.

yelo, ce serait un projet entrepreneurial porté par des valeurs : indépendance, transparence et sincérité. Ce serait aussi un studio soigneux qui prend le temps de faire les choses bien. Un studio minimaliste mais pas superficiel, qui cherche à faire moins mais mieux plutôt que de continuer à produire toujours plus sans prendre du recul ou creuser en profondeur.

Ton bullshitomètre s’affole ? Je peux comprendre. Mais quitte à avoir lu jusqu’ici, keep going. Au pire, t’auras perdu 5 minutes. Or, ces quelques minutes, c’est la seule chose à laquelle j’ai droit pour te convaincre.

Avec yelo.studio, j’imagine produire principalement 3 types de contenu, selon 3 supports :

Pourquoi ces supports ? Pour ce qui les rassemble et ce qui les distingue. Les explications en (très) résumé :

yelo.studio produirait du contenu frais et diversifié, mélangeant politique et pop culture ou encore science et aventure. Il suffit d’imaginer que Brut et Konbini fassent un bébé et que ce sale gosse fouine partout avec une curiosité naïve et un brin de malice. Le tout saupoudré de la dose de profondeur que produirait le mélange de Thinkerview et de Viens Voir Les Docteurs. Mais en restant dans l’ambiance décontractée d’un Clique TV à la belge, qui se taperait l’incruste par exemple dans la tour d’ivoire d’un campus universitaire. Un ton mainstream, du contenu à contre-courant.

Que ce soit clair, je n’ai pas l’ambition de créer un nouveau média ; je veux plutôt produire ces contenus pour des médias et les diffuser là où cela s’avérera pertinent.

Quel est le problème/phénomène/paradoxe auquel tu t’intéresses ?

Utilise tes mots, ton langage, pour exprimer ta passion et ton intérêt pour travailler sur un sujet de société en particulier.

Bon, tu l’auras peut-être compris, le vrai problème dans tout ce schmilblick selon moi, c’est qu’il y a trop de contenu mais pas assez de profondeur. On en arrive à engloutir de la malbouffe médiatique dans des fastfoods numériques qui nous rendent juste infobèses en prétendant nous cultiver. Quantité plutôt que qualité.

La sphère médiatique est saturée, il nous faut sans cesse faire le tri alors que notre champ d’attention et notre capacité de concentration se réduisent toujours davantage. On consomme toujours plus, mais les médias qui se donnent la peine de gratter un peu plus loin que la surface sont de plus en plus rares ou de moins en moins plébiscités. Superficialité plutôt que profondeur.

C’est le bon moment pour moi de te glisser un peu de contexte : je te fais ma bio en version accélérée. J’ai commencé des études de sciences po, avec l’idée de devenir journaliste. Après trois semaines à l’unif, j’avais changé d’avis : les médias c’est de la merde. Tous les mêmes, trop mainstream, trop formatés, aux mains du capital…

Mais c’était un peu facile de s’arrêter à ce simple constat. Alors j’y reviens, aux médias. Et je trouverais cool d’essayer de hacker un peu le système, en faisant le pari d’un journalisme artisanal. Mais de l’artisanat numérique quand même hein, je suis pas de la génération Y pour rien.

En quoi s’agit-il plus que d’une simple intuition ? Qu’as-tu déjà produit ou expérimenté pour tester ton idée ? Avec quels résultats ?

Au fond, une intuition, c’est déjà pas mal. Une idée ne vaut rien, on est d’accord (pas plus que mes two-cents, en tout cas [😬 t’as vraiment fait cette vanne ?]). Mais une intuition, ça vient des tripes. Et ça c’est précieux.

Cela dit, actuellement, dans le cadre de mon boulot (je travaille comme assistant à l’unif, sur la production de cours en ligne), je crée un podcast à destination de la communauté d’apprenants du cours “Découvrir la science politique”. Ça n’a pas encore été diffusé, donc je n’ai aucune idée des retours que l’on aura. Mais en interne, ça a l’air de plaire. On fait le pari de se donner le temps de la réflexion tout en adoptant un ton décontracté.

Sinon, il y a quelques années, j’ai sorti une série de numéros d’une newsletter intitulée “Ma semaine sur Internet”. C’était un agrégat des liens que j’avais dénichés à travers ma veille technologicopoliticomédiatique. Gros succès sur les Internets (#joke), c’était suivi par une vingtaine de mes potes et par ma mère, qui était un peu déçue de ne plus avoir de mes nouvelles quand j’ai finalement décidé d’arrêter par manque de temps.

Bon, blague à part, je n’ai pas de preuve empirique du bien-fondé de ce que j’avance ici — au-delà du contenu similaire que d’autres personnes produisent déjà. Pour résumer ma démarche, je vois du potentiel dans certains supports et types de contenu, et je trouve ça dommage de constater qu’ils soient encore trop peu exploités dans nos contrées. Je ne vais pas te sortir de chiffres, on sait tous les deux que le podcast marche à fond, que la newsletter reste un des meilleurs moyens d’entrer en contact direct avec une audience, et que le streaming live ne cesse de croître… Rien de très innovant, mais tout ça est encore trop peu utilisé et diffusé en Belgique. Il serait temps de s’y mettre.

Surtout, c’est dans l’approche de l’utilisation de ces médias et de ce qu’ils permettent de créer que je voudrais innover et faire preuve de créativité. Je veux pouvoir me casser la gueule, même si ça risque de faire mal. Confronter mes idées à celles des autres, au marché. Et me donner le temps d’explorer.